Une partie des documents et des données qui sont produits au quotidien dans les entreprises doit être archivée pour être conservée pendant quelques années ou quelques décennies, afin de se conformer aux contraintes réglementaires ou pour constituer une documentation interne pour les équipes. C’était vrai dans l’environnement papier et c’est encore plus vrai dans l’environnement électronique. En effet, si les papiers savent plus ou moins se conserver tous seuls, les fichiers électroniques livrés à eux-mêmes sont rapidement inexploitables et illisibles. L’archivage électronique doit répondre aux problèmes posés par l’obsolescence des supports et des formats de codage, ainsi qu’à la nécessité d’identifier et de décrire les documents et les données numériques.

Pour l’entreprise, il s’agit d’anticiper le risque de non-disponibilité des données en cas de problème juridique ou technique, et de le faire au meilleur coût.

L’archivage électronique est aujourd’hui encadré par plusieurs normes qui traitent chacune un ou plusieurs aspects de la question : la norme internationale ISO 15489 propose des principes directeurs, des procédures et une démarche pour maîtrise de l’archivage ; le modèle européen MoReq2 détaille les spécifications fonctionnelles d’un système d’archivage électronique (Electronic Records Management System) ; la norme française NF 42-013 définit le cadre et les procédures de conservation des documents numériques natifs ou numérisés ; la norme OAIS définit un modèle d’information et un modèle fonctionnel pour la pérennisation de l’information numérique.